Le ballet des ombres
Le saule pleure des gouttes de pluie,
Ses bras pendent sans légèreté.
On entend au loin l’orage tonner,
Ô ciel, tu sembles si triste et si gris.
C’est un soir de janvier,
Tous les oiseaux se taisent,
Les fleurs meurent dans la glaise,
Noyées, sous les arbres décharnés.
Dans la pénombre naissante rampent
toutes sortes d’insectes :
Squelettes, carapaces, clampes,
Qui de leurs immondes yeux guettent.
Pataugeant dans la neige souillée,
Ils décortiquent le cadavre sanguinolent
Du malheureux oisillon qui avait osé
S’envoler. Pâles plumes tachées de sang.
La nuit tombe, sentence nocturne.
Des loups hurlent à la mort,
Musique funèbre et pensée posthume :
« Qu’ils m’emportent, demain brille si fort… »
Mémé
2026-01-01 20:32:19
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